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Narbonne

la France condamne et demande la libération du président Condé

En Guinée, des membres des forces spéciales ont mené ce dimanche un coup d’Etat et arrêté le président, Alpha Condé, 83 ans.

Malgré les coups de feu entendus, aucun mort n’a été rapporté. L’apparent épilogue de plus de dix années de régime Condé a donné lieu à des scènes de liesse dans différents quartiers de la capitale Conakry.

« Nous avons décidé de dissoudre la constitution… »

« Nous avons décidé, après avoir vu le président qui est avec nous, de dissoudre la constitution en vigueur, dissoudre le gouvernement, et la fermeture des frontières terrestres et aériennes », ont rapidement déclaré les putschistes dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. 

Ils ont aussi annoncé le soir la mise en place d’un couvre-feu.

« Transition inclusive et apaisée »

Ils sont menés par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, chef des forces spéciales, qui a pris la parole dans la vidéo. 

Dénonçant la « gabegie », le lieutenant-colonel Doumbouya, drapé dans un drapeau guinéen, a ensuite réitéré cette déclaration à la télévision nationale, qui avait interrompu les programmes habituels. Il y a aussi promis « d’engager une concertation nationale pour ouvrir une transition inclusive et apaisée ».

Les putschistes ont également diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s’il a été maltraité, et Alpha Condé, en jeans et chemise froissée dans un canapé, refuse de leur répondre.

« Nous sommes fiers des forces spéciales »

De nombreux habitants de Conakry, notamment dans les banlieues réputées favorables à l’opposition, sont descendus dans la rue pour acclamer les militaires des forces spéciales.

« Nous sommes fiers des forces spéciales, honte à la police, honte à la milice de l’ancien président Alpha Condé, mort aux tortionnaires et aux assassins de notre jeunesse », s’exclamait un manifestant voulant rester anonyme.

« Je ne pouvais pas imaginer qu’Alpha Condé allait quitter le pouvoir de mon vivant, tellement il m’a fait du tort », a confié Madiaou Sow, un chauffeur, « il a tué dans les manifestations ma sœur Mariama, mon neveu Bissiriou, mon cousin Alphadio ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a « fermement » condamné « toute prise de pouvoir […] par la force du fusil » et a demandé « la libération immédiate du président Alpha Condé ».

Même son de cloche à Paris, où le Quai d’Orsay a exigé « la libération immédiate et sans condition du président (Alpha) Condé ». 

L’Union africaine et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont formulé la même exigence.

Les autorités légitimes ne répondent plus

Le ministère de la Défense a initialement affirmé que la garde présidentielle avaient repoussé les « insurgés » quand ils ont tenté de prendre le palais présidentiel. Mais les autorités en place jusqu’alors ont ensuite sombré dans le silence.

« On tient tout Conakry et on est avec toutes les forces de défense et de sécurité pour enfin mettre fin au mal guinéen », a déclaré à la télévision France 24 le lieutenant-colonel Doumbouya, personnalité très peu connue jusqu’alors.

« Des soldats surexcités tiraient en l’air… »

« J’ai vu une colonne de véhicules militaires à bord desquels des soldats surexcités tiraient en l’air et entonnaient des slogans militaires », a raconté une habitante du quartier de Tombo, proche du centre de la capitale, à proos du début du putsch, dans la matinée. 

Ils se dirigeaient vers la presqu’île de Kaloum, centre névralgique de Conakry, où siègent la présidence, les institutions et les bureaux d’affaires de ce pays d’Afrique de l’Ouest en proie depuis des mois à une grave crise économique et politique.  

Le mandat de trop d’Alpha Condé

La candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat en 2020 a provoqué des mois de tensions qui ont causé des dizaines de morts dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes. L’élection a été précédée et suivie par l’arrestation de dizaines d’opposants. Le troisième mandat a été entamée en décembre 2020, dans ce contexte tendu. 

Des défenseurs des droits humains fustigent une dérive autoritaire observée sous sa présidence au fil des ans et remettant en cause les acquis du début. Alpha Condé, opposant historique, avait en effet été le premier président démocratiquement élu de son pays, en 2010.

Doumbouya sur la sellette au printemps

La situation présente pourrait avoir été provoquée par une tentative de mise à l’écart du commandant des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, sur fond de jalousies au sein des forces armées envers cette unité bénéficiant de moyens supérieurs aux autres forces de sécurité, a expliqué un diplomate occidental s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

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