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Interview. Sa carrière US, le plagiat, Monaco… Gad Elmaleh se confie et présente son nouveau one-man-show

« Je suis impatient, j’ai le trac, je doute mais je n’ai pas peur. » Pour ses 50 ans, Gad Elmaleh l’espiègle s’offre un sixième one-man-show, « D’ailleurs » (*), en référence à ses origines et pérégrinations… Mais est-ce vraiment six ans sans scène ? Non. « Peut-être qu’on ne m’a pas vu mais je travaille tout le temps. Je fais beaucoup de Comedy club pour rester en éveil, c’est une manière de pas perdre le muscle de la comédie. Un peu comme un entraînement à la salle de sport… », nous raconte Gad Elmaleh lors d’un déjeuner organisé ce jeudi midi avec quelques confrères de la presse quotidienne régionale. « Si tu ne joues pas pendant six ans et que tu ne côtoies pas d’humoristes, tu es courbaturé… »

Différentes vies contées

« D’ailleurs », en tournée partout en France à partir du mois de septembre, est le spectacle le plus « intime » de sa carrière. « J’aborde plusieurs thèmes sous l’angle de l’analyse, la démystification et la vérité » : ses différentes vies, le rêve américain (Hollywood et les talk show…), la désillusion, la paternité, la religion (il est passionné par la théologie), la mort (il raconte comment se dérouleront ses obsèques !), la crise de la cinquantaine (abordée sur le plan mystique et spirituel), l’éducation… et même une partie de sa vie à Monaco. Il y a dix ans, Gad Elmaleh a vécu une histoire avec Charlotte Casiraghi, membre de la famille princière, avec qui il a eu un enfant prénommé Raphaël en 2013. Depuis, l’humoriste raconte être célibataire, et il en parle aussi dans son spectacle…

« Monaco, c’était une expérience, un moment singulier. Dans mon spectacle, je ne parle pas des membres de la famille en tant que tel, mais de moi dans cet univers », poursuit Gad Elmaleh. « J’étais un observateur heureux, qui a eu le syndrome du « bledard » et qui était fasciné, je ne vais pas dire le contraire… » Alors, Gad a-t-il commis des impairs à Monaco ? « Non, car je suis un « 4×4 social, je me balade partout et je m’adapte ».

Lors du rodage de son one-man-show sur le rocher, l’humoriste a eu la visite… du prince Albert II. « Il m’a fait l’honneur de venir. Je l’adore, il est humble et accessible. Il se la pète moins que mon oncle qui a monté une auto-école (rires). Le prince a du recul et de l’humour. » Quant à Charlotte Casiraghi, dont il s’est séparé depuis, elle n’a pas encore pu voir le spectacle : « J’espère que ça va lui plaire, j’ai de très bons rapports avec elle ».

« Ça ne méritait pas autant de violence »

Sans détour, lors de ce déjeuner, le show-man né au Maroc aborde l’affaire qui l’a éclaboussé en 2019, quand il a été accusé de piller des humoristes américains pour écrire ses spectacles. « Ne pas en parler du tout serait bizarre. J’ai été remué par cette crise car j’ai travaillé comme un malade mental, ça ne méritait pas autant de violence. C’était un épisode douloureux, mais j’ai une part de responsabilité, je n’aurais pas du être dans l’orgueil. »

Le plagiat est donc un sujet dont il parle aussi dans « D’ailleurs »… mais succinctement. « Quand j’en ai parlé dans des Comedy Club, je me suis aperçu que ça ne faisait pas rire les gens… Quand c’est moins chaud ça rit moins… »

« Je ne peux pas faire un show honnête en phase avec ce que je suis aujourd’hui et ne pas faire allusion à cet épisode qui a été douloureux et instructif. Il m’a fait grandir. J’ai fait un vide-grenier de mon entourage… », confie encore Gad Elmaleh, qui explique avoir perdu de nombreux amis (tout en s’en faisant de nouveaux) dont parfois des intimes depuis 30 ans… « Maintenant, je suis apaisé. Ces amis qui m’ont tourné le dos ne méritent pas que je sois leur ennemi ou fâché. »

Pas de Covid

Et le coronavirus qui rythme nos vies depuis un an et demi alors ? Pas une trace dans « D’ailleurs »… « Si ça vient, ce sera dans une improvisation. Je suis fatigué des vannes autour du Covid. Les gens viennent à un spectacle pour s’évader. Dans leur cerveau il n’y a plus de place pour le virus », conclut encore l’humoriste, qui a en poche son pass sanitaire, et qui devra néanmoins se produire devant un public… masqué.

(*) En tournée dans toute la France dès le 9 septembre. Pour retrouver les dates de passage dans votre région, cliquez ici.

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