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Entreprises : un réseau pour soutenir psychologiquement les petits patrons en difficulté

Christophe Frat le sait, il revient de loin. Il est à la tête de Microsol, une PME de 20 personnes, spécialisée dans le forage de fondations. Un petit patron toujours au four et au moulin, que le Covid-19 est venu perturber. Les journées se sont encore allongées. « Ça a été six jours sur sept pendant presque six mois, voire même plus », raconte ce dernier. Les contraintes sanitaires renforcées et les annulations de chantiers se sont succédées, si bien qu’il a fini par perdre pied. « En septembre, craquage total. Trois mois d’arrêt. Envie de tout plaquer, tout simplement », confie le patron. Alors qu’il est en train de sombrer, ses salariés font tourner l’entreprise. « On a essayé de gérer ce qu’on pouvait et le laisser un petit peu, le temps qu’il remonte la pente », raconte l’un d’eux, Rudy Lallemand.

Un jour d’octobre 2020, Christophe Frat, qui a des idées noires, appelle un psychologue. « Après avoir tout mis par terre, j’ai eu le petit coup de téléphone qui va bien, la petite écoute qui va bien, simplement les mots apaisants », note ce dernier. Au bout du fil, c’est un psychologue du réseau APESA (Aide psychologique pour les entrepreneurs en souffrance) qui a pris son appel.

Plusieurs fois par mois, Éric Doazon est de permanence pour répondre aux chefs d’entreprises. « Ce sont souvent des gens qui ont créé leur entreprise, qui ont mis beaucoup d’argent, beaucoup de leurs biens. Il y a vraiment une sorte de fierté à tenir coûte que coûte, et surtout de ne pas encombrer ni la famille ni les amis », analyse le psychologue. Le réseau a été créé par Marc Binnié, greffier, ainsi que des juges et des experts-comptables. « Il me paraissait relever de la non-assistance à personne en danger que de laisser repartir des gens en pleurs, assommés », confie ce dernier. Si nécessaire, le dirigeant peut être orienté vers un psychologue, et bénéficier de cinq consultations gratuites.

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