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cinq chiffres à connaître sur les Rolling Stones

Les Rolling Stones, formés en 1962 dans un appartement misérable de Londres par trois copains passionnés de blues et rejoints en 1963 par le batteur Charlie Watts décédé mardi, sont devenus près de six décennies plus tard, le plus grand groupe de rock de l’histoire.

Voici un aperçu de leur histoire en 5 chiffres-clés.

102 : là où tout a commencé

Un deux pièces miteux dans l’ouest de Londres, des cigarettes, deux matelas à même le sol, des champignons poussant dans la vaisselle sale… c’est là, au 102 Edith Grove, entre les vinyles de Chuck Berry et de Muddy Waters et les chaussettes sales que les Stones se sont formés en 1962.

Désormais rattaché au quartier huppé de Chelsea, la première coloc’ du groupe  — un endroit « dégoûtant, qui sent mauvais » pour Jagger, « une porcherie » selon Keith Richards — a été reconstituée le temps d’une exposition à la Saatchi Gallery, à Londres en 2016.

Au moins 13 membres

Si Mick Jagger a très vite incarné la tête d’affiche du groupe, les Stones ont évolué au gré des allées et venues de ses membres.

Tout commence autour de trois gars de banlieue: Jagger, Keith Richards et Brian Jones. Bientôt Bill Wyman les rejoint et Charlie Watts, le batteur de jazz tant convoité, finit par se laisser convaincre de jouer avec eux. Ian Stewart, le pianiste jugé « trop costaud » par le manager Andy Oldham, est écarté de la scène en 1963. Il continuera de s’occuper des tournées.  

En 1969, Brian Jones drogué et erratique sort du groupe. Peu après, il se noie dans sa piscine à 27 ans. Mick Taylor le remplace. Puis en 1975, c’est Ronnie Wood qui prend sa place à la guitare.

Aujourd’hui les Stones ne comptent plus que Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood, depuis le décès mardi de Charlie Watts.

Presque 60 ans de scène

Les Stones, qui montent sur scène pour la première fois le 12 juillet 1962, font leurs débuts pendant les entractes dans les pubs enfumés de l’ouest londonien, où le rock commence à supplanter le jazz. 

Presque 60 ans plus tard, ils sont un des plus anciens groupes de rock encore en activité, préférant les lucratives tournées — 117 millions de dollars de recettes en 2018, selon Forbes –, au travail en studio. 

« Prendre ma retraite, moi ? Qu’est-ce que je ferais ? Tondre la pelouse ? », déclarait Charlie Watts au Times en 2017, au diapason des autres membres du groupe. C’est pourtant sans lui -même avant son décès- que les Stones devaient aborder leur prochaine tournée américaine, prévue pour l’automne. 

23 albums

Les Stones ont publié 23 albums studio au Royaume-Uni (25 aux Etats-Unis), depuis leur premier opus éponyme en 1964 et leurs ventes cumulées sont estimées à plus de 200 millions à travers le monde. 

De 1968 à 1972, les Stones atteignent leur pic de créativité, enregistrant quatre albums devenus des classiques : « Beggars banquet » (1968), « Let it bleed » (1969), « Sticky Fingers » (1971) et le double album « Exile on main street », dont l’enregistrement mouvementé à la villa Nellcôte, dans le sud de la France, est lui-même entré dans la légende du rock.

Le groupe n’a plus enregistré d’album de compositions originales depuis « A bigger bang », en 2005. Le dernier en date, « Blue and Lonesome », publié en 2016, est composé de reprises de standards du blues.

Un logo pour 50 livres

Une bouche pulpeuse d’où sort une langue rouge vif : ce logo, l’un des plus célèbres du monde musical, est commandé pour la somme de 50 livres sterling à un étudiant designer londonien à l’occasion de la tournée européenne du groupe en 1970. 

« Mick m’a montré une image de la déesse Kali, et c’est devenu le point de départ de notre discussion », se rappelait John Pasche en 2007.

« Je voulais quelque chose de rebelle et j’imagine que l’idée de la bouche m’est venue lorsque j’ai rencontré Jagger la première fois », confia-t-il au Guardian en 2008. « La première chose que vous remarquez c’est la taille de sa bouche et de ses lèvres ». 

Le dessin apparaît sur la pochette intérieure de l’album « Sticky Fingers » en 1970, avec en couverture, la photo de l’entrejambe zippée de Jagger conçue par Andy Warhol. 

Le musée Victoria et Albert de Londres a racheté l’original en 2008 pour 50 000 livres (environ 60 000 euros).

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