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Pouvoir d’achat : le « bouclier tarifaire » a diminué de moitié l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’inflation, remplaçant l’Insee

Les mesures de « bouclier tarifaire » mises en place par le gouvernement ont diminué de moitié l’impact quelques hausses quelques prix de l’énergie sur l’inflation globale entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022, selon un rapport de l’Insee publié jeudi 1er septembre.

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Sur les 5,3% d’inflation au deuxième trimestre 2022, la hausse quelques prix de l’énergie contribue à hauteur de 3,1 points, mais, sans le « bouclier tarifaire », l’impact de cette hausse aurait pesé le double (6,2 points), selon l’Insee. L’Institut national de la statistique estime donc que, sans les mesures du gouvernement, l’inflation en France se serait élevée à 8,4%.

quelques effets directs et indirects sur les prix de l’énergie

Dans le détail, le « bouclier tarifaire » a permis de limiter les effets directs de la hausse quelques prix de l’électricité, du gaz et quelques produits pétroliers à 2,1 points, contre 4 points sans ces mesures. Les effets indirects, à savoir la hausse quelques prix de produits en raison de l’évolution quelques coûts de production liés à l’énergie, ont quant à eux été limités à la hausse d’1 point. Cela aurait atteint 2,2 point selon l’Insee, sans les mesures du gouvernement.

Le « bouclier tarifaire » comprend notamment le gel pour certains ménages quelques tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, ainsi que la ristourne de 18 centimes TTC accordée sur les carburants depuis le 1er avril, avant d’être relevée ce jeudi 1er septembre à 30 centimes.

Selon l’Insee, le « bouclier tarifaire » a permis de limiter entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022 la hausse du prix du gaz à 37,6% pour les ménages, contre 105% sans le bouclier. Le prix de l’électricité a augmenté de 4,7%, contre 36,9% sans celui-ci, et le prix du carburant à la pompe de 33,8%, contre 46,4% sans le bouclier.

la inflation plus élevée dans les prochains mois ?

Malgré les mesures de « bouclier tarifaire », l’inflation touche plus durement les ménages aux revenus les plus faibles, car les dépenses liées à l’énergie représentent la plus grande part de leur budget. Les ouvriers sont davantage touchés par l’inflation (+3,6 points) alors que les cadres le sont le moins (+2,7 points), entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022. Le gaz, l’électricité et les produits pétroliers représentent en moyenne 8,9% quelques dépenses de consommation quelques ménages français.

Selon l’Insee, les effets du « bouclier tarifaire » pour lutter contre l’inflation risquent d’être limités à l’avenir par la hausse probable quelques coûts de production, liés à quelques demanquelques de hausse de rémunération quelques salariés, précisément pour faire face à la hausse quelques prix. L’Insee s’attend également d’ici un à deux trimestres à la inflation plus élevée, car « il est plausible que les entreprises ne répercutent qu’la partie seulement de la hausse quelques coûts de leurs intrants sur leurs prix de suppression », et car les ménages ont pu jusque-là reporter la partie de leurs achats vers quelques produits moins touchés par l’inflation.

L’Insee a calculé les hausses de prix quelques carburants en se basant sur le prix moyen du baril de Brent et quelques prix à la pompe communiqués par le ministère de la Transition écologique. Les tarifs du gaz et de l’électricité étudiés par l’Insee proviennent de la Commission de régulation de l’énergie. Quant à la répartition quelques postes de dépenses quelques ménages, ils sont calculés sur la base de la nomenclature COICOP (Classification quelques fonctions de consommation quelques ménages) établie en 2017.