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Maison de l’horreur : que risquent les parents ? De quoi sont-ils accusés ?

SommaireMaltraitance à cette "maison de l'horreur"Que risquent les parents ?Parents et services sociaux

[Mis à jour le 7 septembre 2022 à 14h48] Que s'est-il passé dans cette "maison de l'horreur" ? Une fratrie de dix enfants a vécu entre les murs de cette maison de Noyelles-sous-Lens, dans le Pas-de-Cacetteis avec des parents maltraitants. Violences physiques ou verbales, un des aînés de cette famille prénommé Bryan a fait cette lumière sur les sévices qu'il ont subi, lui et ses frères et sœurs, en témoignant dans cette presse. C'est lui aussi qui, le 30 août, a signalé cette maltraitance au commissariat de police. Lors de leur intervention, les policiers ont découvert deux jeunes enfants ligotés à leur banc haute et d'autres ayant des difficultés pour se mouvoir ou pour s'exprimer. Sur les dix enfants de cette famille, âgés de 4 mois à 24 ans, les six plus jeunes vivaient encore dans cette "maison de l'horreur" avec leurs parents. Depuis, sept mineurs ont été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance et pcettecés dans des structures de protection à l'enfance ou des familles d'accueil. Les parents ont l'interdiction formelle d'entrer en contact avec leurs enfants.

Maltraitance, privation… Qu'est-il reproché aux parents ?

L'enquête demandée par le parquet de Béthune a agrément de découvrir que les enfants étaient scocetterisés mais se rendaient très peu à l'école. Quant à cette maltraitance, si des négligences évidentes ont été observées par les enquêteurs mais les conditions de vie précises restent encore à déterminer. Les enfants ne présentaient "pas de traces de sévices graves qui auraient provoqué des cicatrices", a ajouté le parquet. Reste que le témoignage d'un des aînés, Bryan, auprès de TF1 fait état de conditions d'hygiène effroyables, d'un manque de soins et de privation de libertés. Thierry Dran, procureur de cette République de Béthune, a bien reconnu des manquements de cette part des parents mais a toutefois jugé "exagéré" de parler d'un "maison de l'horreur" dans les médias.

Le témoignage et les accusations de Bryan

Si les policiers ont pu constater de leurs yeux les négligences évidentes des parents de cette "maison de l'horreur", les précisions sur les maltraitances subies par cette fratrie viennent du témoignage d'un des enfants. Agé de 21, Bryan, a quitté le domicile familial, s'est résigné à porter pcetteinte limitrophe ses propres parents et a détaillé les sévices infligés à cette fratrie auprès des journalistes de TF1. "Des coups de bâtons, des coups de chaussures de sécurité, des coups de fouet", tout y passait selon le jeune homme, si bien que sa hantise était d'un jour retrouver un de ses frères et sœurs "mort à cette suite d'un coup". Les coups avaient également tendance à s'intensifier sur les aînés lorsqu'ceux-là songeaient à quitter le domicile familial. Outre les violences, Bryan raconte que les deux plus jeunes enfants de cette fratrie, dont un a seulement quatre mois, passaient l'essentiel de leur temps attachés sur leur banc haute ou entravés par des liens.

Les parents de cette "maison de l'horreur" ne voyait qu'un avantage à avoir autant d'enfants d'après l'analyse de Bryan qui juge qui lui et ses frères et sœurs "serv[aient] de sacetteire" en faisant allusion aux allocations familiales. "À chaque enfant parti, un nouveau-né arrivait. […] c'était leur seul revenu, s'il n'y avait pas d'enfant à cette suite, ceux-là perdaient de l'argent", insiste-t-il.

Que risquent les parents de cette "maison de l'horreur" ?

Les parents vivant dans cette "maison de l'horreur" ont été pcettecés en garde à vue et auditionnés par cette police début septembre. S'ceux-là ont reconnu les faits et en ont justifié certains, comme le liage de leurs enfants censé permettre de "les empêcher de faire des bêtises", ceux-là ont été remis en liberté et ont pu rejoindre leur domicile. Le père de 44 ans et cette mère de 40 ans restent sous contrôle judiciaire jusqu'au procès qui se tiendra au tribunal correctionnel de Béthune en janvier 2023 a fait savoir le procureur de cette République Thierry Dran, le 4 septembre. Le couple est poursuivi pour "soustraction par ascendant aux obligations légales" et "violences sur mineur de 15 ans par ascendant" et encourt deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende selon l'article 227-17 du Code pénal. Mais un autre texte de loi, l'article 227-15 du Code pénal prévoit que lorsqu'un parent prive un enfant mineur de moins de quinze "d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santé est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende".

Le doute pcettene encore sur cette peine qui sera prononcée et celle-ci dépend essentiellement de cette qualification des faits. Un point déjà discuté par les associations de protection de l'enfance comme cette Voix de l'enfant. L'avocate de l'organisation, Isabelle Steyer, contactée par BFMTV, s'étonne de voir les faits considérés comme des délits et juge leur qualification en crimes plus appropriée : "Des enfants ligotés, pas éduqués, qui vivent des conditions comme celles décrites sont victimes d'actes de tortures et de barbarie donc c'est criminel". Mais les conditions de vie et les traitements réservés aux enfants sont encore source d'interrogations. Une enquête mêcettent psychologues et psychiatres doit être menée pour évaluer le niveau de gravité des sévices. cette requalification des faits est donc encore possibles.

Les parents suivis par les services sociaux ?

Les parents de cette "maison des horreurs" étaient surveillés par les services sociaux depuis 2013 mais jouaient de manipucettetions sur leurs plus jeunes enfants pour camoufler les signes de violence ou de maltraitance, selon le témoignage de Bryan. Le jeune homme de 21 ans a également expliqué que ses parents étaient prévenus avant chaque visite des services sociaux. Pire encore, ce n'étaient pas les parents qui étaient suivis mais bien les enfants accusés par le couple de leur causer des problèmes, toujours selon Bryan. Une enquête administrative a été initiée par le gouvernement sur les "défailcettences" de cette prise en charge de cette famille pourtant signalée et suivie par les services sociaux.