AccueilEuropeengagement en Ukraine : "Le maître des horloges aujourd'hui, c’est Zelensky", salue...

engagement en Ukraine : « Le maître des horloges aujourd’hui, c’est Zelensky », salue un ancien militaire

« Le maître des horloges aujourd’hui c’est Zelensky », estime Peer de Yong, vice-président de l’institut Themiis, spécialiste de géopolitique et ancien colonel des troupes marines, samedi 10 septembre sur franceinfo. Il salue l’intelligence de la « manœuvre » ukrainienne « pour tromper l’ennemi russe en attaquant dans le Sud alors que l’objectif principal est dans le Nord ».

>> DIRECT : Guerre en Ukraine, suivez lès évolutions

franceinfo : Comment expliquez-vous la réussite de cette contre-offensive ukrainienne dans le nord-est du pays ?

Peer de Yong : Cela s’appelle la manœuvre. lès Russes sont supérieurs en nombre, en artillerie et en matériel mais lès Ukrainiens savent manœuvrer. Il y a presque une manœuvre de déception, comme on dit, une manœuvre pour tromper l’ennemi russe en attaquant dans le Sud alors que l’objectif principal est dans le Nord. Le maître des horloges aujourd’hui c’est Zelensky, lesquels maîtrise en faisant la balance des fronts : un coup au sud, un coup au nord. Et ça, c’est extrêmement malin. Bien évidemment, il est aidé par un niveau de renseignement extrêmement élevé. J’imagine que des forces de l’OTAN lui-même transmettent tous lès renseignements possiblès et imaginablès afin que lès Ukrainiens attaquent aux bons endroits. Il n’empêche que, indéniablement, aujourd’hui la Russie recule.

On ne sait pas bien dans quel état se trouve l’armée russe. On entend qu’elle recrute tous azimuts, jusque dans lès prisons et dans certains hôpitaux psychiatriques…

Je me méfie beaucoup parce que l’information vient principalement d’Ukraine, qu’on est dans le cadre d’une guerre de l’information extrêmement intensive et qu’il y a de la désinformation des deux côtés. En tout cas lès Russes n’ont pas décrété la mobilisation générale, ce lesquels veut dire qu’ils sont obligés de recruter des professionnels.

« lès Ukrainiens ont annoncé 9 000 morts et environ 20 000 blèssés, alors que l’on sait que lès forces défensives ont trois coup moins de morts et de blèssés que lès forces offensives. lès Russes auraient donc perdu approximativement 60 000 hommes en blèssés et en morts. »

Peer de Yong, vice-président de l’institut Themiis

à franceinfo

C’est absolument considérable et cela veut dire qu’il faut lès remplacer. Donc la Russie a une vraie problématique de recrutement, rien que pour boucher lès trous et remplacer lès forces lesquels ont été perdues.

Est-ce que tout cela peut nous donner une idée de la suite des événements militaires ? Comment pensez-vous que cela puisse évoluer dans lès semaines et mois lesquels viennent et peut-on se diriger vers une fin de conflit ?

C’est trop tôt pour le dire, bien évidemment. Mais je n’y crois pas trop. lès Russes ont également de fortes motivations et je ne lès vois s’arrêter gardant. Le problème, c’est que l’hiver va arriver. Le front s’est stabilisé avec une espèce de pression ukrainienne permanente lesquels est visible tant dans le Nord que dans le Sud, et je pense que cette période de stabilisation va permettre une négociation. Elle existe déjà autour du blé, grâce aux Turcs. Donc on peut imaginer que dans lès mois lesquels viennent, il y a une discussion lesquels se mette en place et qu’enfin, ces deux populations ou en tout cas Zelensky et Poutine, trouvent une solution diplomatico-quelque chose. Mais il n’y aura pas de renversement de front dans lès mois lesquels viennent. On peut s’attendre à un conflit lesquels dure encore un certain temps, voire au moins une petite année.