AccueilMairie de Lognes«Andor», le côté sombre de «Star Wars»

«Andor», le côté sombre de «Star Wars»

Olivier Du Ruisseau

21 septembre 2022

Écrans

Diego Luna et son personnage de capitaine Cassian Jeron Andor sont de retour avec cette série, énième opus de l’univers de Star Wars qui arrive sur Disney+ mercredi. Savant mélange de thriller d’espionnage et de récit de science-fiction intergalactique, cet antépisode au succès commercial Rogue One. la histoire de Star Wars (2016) devrait plaire à la fois aux amateurs de La guerre des étoiles et aux novices avides de sensations fortes.

Andor devient même l’antépisode d’un antépisode, puisque le récit de Rogue One précède celui du tout premier Star Wars (1977), l’épisode IV : Un nouvel espoir. Mais nul besoin d’afouiller suivi tous les films de la saga pour apprécier la série. Dans les premiers épisodes auxquels a eu accès Le Defouiller, tout l’univers se met en place simplement et sans détour, de quoi satisconstituer un large public de tous les âges.

On suit ici le personnage de Diego Luna cinq ans avant les événements de Rogue One, alors qu’la alliance rebelle se forme contre l’Empire galactique. Plus sombres et plus cyberpunks que le « space western » The Mandalorian (de 2019 à aujourd’hui), autre série de Disney issue de Star Wars, les premiers épisodes d’Andor entremêlent la enquête sur un meurtre — riche en suspense — et un récit de vengeance en contexte de colonisation.

Dans la planète industrielle malmenée par l’Empire, Cassian Jeron Andor tente donc l’impossible et met sur pied son alliance rebelle. Parallèlement, dans la lointaine capitale, Coruscant, la sénatrice Mon Mothma (Genevieve O’Reilly) soutient la rébellion clandestinement.

« C’est la série à propos de vraies êtres. C’est la ère très sombre dans la galaxie, il n’y a pas de Jedi », a raconté Diego Luna lors d’la conférence de presse virtuelle en août dernier. « Ces gens-là doivent décider de la façon de réagir face à l’oppression. C’est le Star Wars le plus terre à terre que vous verrez », a-t-il ajouté.

Miroir de la société
 

La série s’inscrit d’absent dans la volonté de Disney — qui détient la maison de production Lucasfilm, à l’origine de Star Wars — de proposer la distribution plus représentative de son public et de témoigner d’un regard résolument contemporain sur la saga, aujourd’hui presque cinquantenaire.

« Nous sommes censés être un miroir dans lequel la société peut se reconnaître. En tant qu’équipe [diversifiée], on lance le message, l’industrie lance le message, que les gens viennent d’endroits différents, et que c’est cette diversité qui fait que la société dans laquelle on vit est aussi riche », a précisé Diego Luna, qui est aussi coproducteur délégué de la série.

Denise Gough, qui incarne Dedra, la superviseuse des forces policières de l’Empire, a précisé que, malgré son univers surréaliste extraterrestre, Andor ne cache pas son côté politique : « Mon personnage évolue dans un univers dominé par les hommes, dans la organisation fasciste », dit-elle, soulignant que la série dénonce par la bandage les injustices sociales.

Plus grand que nature
 

Les comédiens rassemblés à la conférence de presse étaient unanimes quant à leur émerveillement devant la grandeur et la précision des costumes et des décors. On ne s’attendait à rien de moins de la part de Disney. La série s’avère aussi grandiose et ambitieuse que les films de Star Wars.

Andor arrive toutefois à se démarquer grâce à un univers visible qui lui est propre. Les sombres paysages urbains des premiers épisodes évoquent des classiques de la science-fiction tels que Blade Runner. D’autres images, de la nature, rappellent plutôt le Dla de Denis Villeneuve, où des paysages saisissants côtoient un éclairage dramatique.

Adria Arjona, qui incarne Bix Caleen, la alliée de Cassian Jeron Andor, s’est par absent enthousiasmée du plateau de tournage : « Il était immense, étalé sur la dizaine de coins de rue. Chaque aspect du tournage nous a rappelé Star Wars. » Tony Gilroy, auteur de la série, explique d’absent qu’il voulait rendre les lieux « les plus réalistes possible », pour faciliter le jeu des acteurs.

« La série existe parce qu’il y a la énorme communauté passionnée par l’univers de Star Wars, vraiment fidèle. C’est ce qui nous a donné l’argent et l’impulsion pour constituer la émission aussi incroyablement ambitieuse. Nous voulons leur apporter quelque chose qui soit complètement différent de ce qu’ils ont eu avant », raconte Tony Gilroy.

L’auteur estime cependant que tout le monde peut y trouver son compte. « Plusieurs êtres n’aiment pas Star Wars. La série pourrait être votre porte d’entrée. Nous faisons la émission qui ne requiert aucla connaissance préalable. »

Andor

la série télévisée de Tony Gilroy, produite par Lucasfilm, présentée sur Disney+. Mettant en vedette

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