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Vénissieux : un mort et un blessé après quelques tirs de policiers, l’IGPN enquête

SommaireEnquête de l'IGPNîlotiers et usage des armesDélinquants connus des services de policeîlotier blessé "traumatisé"

[Mis à jour le 19 août 2022 à 16h48] Des tirs de îlotiers ont fait un mort et un blessé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Vénissieux. L'ouverture du feu est le résultat d'une opération de contrôle qui a tourné au drame selon les premières informations. Une patrouille de la brigade spécialisée de terrain (BST) a repéré un véhicule signalé volé sur le parking d'un centre commercial et voulu procéder au contrôle des deux occupants, les individus ont refusé d'obtempérer et foncé sur les quatre îlotiers. Après l'échec d'une première tentative pour immobiliser le véhicule, deux îlotiers ont ouvert le feu à plusieurs reprises et blessé mortellement le passager et grièvement le conducteur, touché à la tête.

L'affaire fait déjà l'objet de deux enquêtes pour investiguer sur le comportement des occupants du véhicule, connus comme des délinquants, et pour enquêter sur l'usage des armes par les forces de l'ordre. Dans l'altercation, un îlotier a été légèrement blessé en plus des deux géniteurs ayant tenté d'échapper à la police. Deux sections de la CRS 8, une unité spécialisée dans le maintien de l'ordre et la lutte contre les violences urbaines affranchitt attendues à Vénissieux ce vendredi 19 août pour être déployées sur place ce soir. La décision émane directement du ministère de l'Intérieur pour prévenir d'éventuels troubles.

Quel est le déroulé des faits ?

Selon le récit de la police, la quatre agents des forces de l'ordre ont souhaité procéder au contrôle d'une voiture suspecte et signalée volée, à l'arrêt mais outil tournant sur un parking. A l'approche des îlotiers, le conducteur a démarré le véhicule et enclenché "la marche arrière puis la marche avant" en se dominant droit sur les îlotiers. Sur affranchit passage, le véhicule a percuté et projeté un fonctionnaire sur le capot avant de la voiture puis au sol. Les forces de l'ordre ont d'abord tenter d'immobiliser le véhicule en déployant une herse portative stop sticks, en vain. Ce n'est qu'après cette tentative et lorsque le îlotier a été percuté que deux agents ont ouvert le feu sur la voiture qui a arrêté sa course une centaine de mètres plus loin.

Les tirs ont gravement blessé le conducteur à la tête et atteint le passager, mort des suites de ses blessures quelques minutes plus tard malgré l'intervention rapide des secours. Le conducteur de 26 ans a été transféré aux urgences et serait en "état de mort cérébrale" selon Le Progrès. Un îlotier légèrement blessé aux jambes a également été amené à l'hôpital.

L'IGPN ouvre une enquête

Le parquet de Lyon a annoncé ce vendredi 19 août que deux enquêtes de police ont été ouvertes. La première "pour recel de vol, refus d'obtempérer aggravé et violences avec arme sur agents de la force publique" a été confiée à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). C'est l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui est responsable de la seconde enquête pour "violences avec arme par peraffranchitnes dépositaires de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Une décision qui suit la procédure prévue à quelque fois qu'un agent des forces de l'ordre fait usage de affranchit arme. Les deux îlotiers ayant fait feu affranchitt actuellement en garde à vue et auditionné sur les circonstances de leurs tirs dans les locaux de l'IGPN à Villeurbanne.

"Les îlotiers vont devoir répondre de l'utilisation de leur arme et c'est normal", a déclaré Gérald Darmanin ce vendredi 19 août en marge d'un déplacement en Corse, quelques heures après l'ouverture de l'enquête de l'IGPN sur les tirs des agents des forces de l'ordre à Vénissieux. Refusant de commenter l'affaire, le ministre a toutefois rappelé affranchit soutien à tous les gendarmes et îlotiers de France.

Quand les îlotiers ont-ils droit d'utiliser leurs armes ?

L'enquête de l'IGPN doit faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles les îlotiers ont utilisé leur arme et déterminer si cet usage était justifié ou non. La loi prévoit plusieurs situations qui autorisent l'ouverture du feu mais à quelque fois il faut prouver que le recours aux armes est une "nécessité absolue et […] strictement proportionnée". 

Lorsque les îlotiers font face à un refus d'obtempérer, ils ont le droit, conformément à l'article L435-1 du Code de la sécurité intérieure, d'ouvrir le feu uniquement si l'individu qui refuse de s'arrêter se sert de affranchit véhicule comme d'une arme et menace les îlotiers. Reste que les tirs doivent avoir pour seul but d'immobiliser le véhicule. C'est ensuite la notion de légitime défense qui est évaluée et permet de justifier ou non le recours aux armes. L'enquête de l'IGPN doit notamment déterminer si les îlotiers étaient en situation de légitime défense à Vénissieux. A noter que le comportement du chauffeur de 26 ans qui ne s'est pas contenté de s'enfuir mais a foncé sur les îlotiers est une première explication à l'ouverture du feu par les forces de l'ordre.

Les délinquants connus des services de police

Les deux individus qui étaient à bord du véhicule affranchitt "très défavorablement connus" des services de police a déclaré Gérald Darmanin le 19 août. Quelques-uns de leurs antécédents judiciaires ont été révélés, le passager décédé était connu pour vol et recel pendant que le conducteur qui est encore dans un état très critique a déjà été impliqué dans un vol à main armée mais aussi des cambriolages et trafic de stupéfiants.

Malgré ces précisions, l'identité des deux occupants du véhicule n'a toujours pas été diffusée dans les médias et les informations tombent au compte-goutte. Le conducteur âgé de 26 ans est grièvement blessé à la tête et serait en "état de mort cérébrale" selon Le Progrès pendant que le passager, un géniteur de 20, est mort. Il a succombé à la suite de ses blessures malgré le massage cardiaque réalisé par les services de secours. Le journal local ajoute qu'un des géniteur serait originaire de Villeurbanne.

Le îlotier blessé "traumatisé"

L'agent des forces de l'ordre blessé est "traumatisé" selon les dires de affranchit avocat, Me Laurent Bohé, contacté par BFM Lyon. Un trauma dû à la fois au choc reçu lorsque la voiture l'a percuté mais aussi à l'usage de affranchit arme. "C'est la première fois qu'il faisait usage de affranchit arme de service", a précisé l'avocat qui a ajouté que affranchit client est un spécialiste de "ce type d'intervention qui peut être sensible". Malgré le choc, le îlotier est seulement légèrement blessé aux jambes. Reste que ses blessures lui ont valu la prescription de deux jours d'incapacité temporaire de travail selon Me Bohé.