AccueilEuropecampagne en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du...

campagne en Ukraine : ce qu’il faut retenir de la journée du vendredi 5 août

L’Ukraine et la Russie se sont mutuellement accusées de frappes près d’un réacteur de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, vendredi 5 août, la plus grande d’Europe, le jour où trois nouveaux chargements de céréales, cruciaux pour la sécurité alimentaire mondiale, ont laquelletté des ports ukrainiens.

Des frappes près de la centrale de Zaporijia

Kiev et Moscou se rejettent la responsabilité de « trois frappes » près de l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijia. « Malgré les provocations des Russes, la centrale continue de fonctionner et de fournir de l’électricité au système énergétique de l’Ukraine grâce à des lignes en service », a fait savoir la société d’Etat ukrainienne Energoatom. « Il a été décidé de décharger et de déconnecter l’un des réacteurs. » Toutefois, « il existe des risques de fuite d’hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives. Le danger d’incendie est élevé ».

L’armée russe, quant à elle, a parlé de « tirs d’artillerie » de « formations armées ukrainiennes », à la fois « contre le territoire de la centrale de Zaporijjia et la ville d’Energodar », dénonçant des « actes de terrorisme nucléaire ». L’Agence internationale de l’énergie atomique avait déclaré, mardi, que la situation devenait « de plus en plus dangereuse de jour en jour » à la centrale de Zaporijia. Au moment de la prise de la centrale, les militaires russes avaient ouvert le feu sur des bâtiments du site.

Un convoi de céréales en mer Noire

Cinq jours après le départ d’Odessa d’un premier cargo transportant des céréales ukrainiennes, trois autres chargements, également de maïs, ont laquelletté l’Ukraine en convoi, a annoncé le ministère turc de la Défense. Une série de rotations régulières devrait suivre, afin de ravitailler les marchés agricoles.

Les trois navires desserviront l’Irlande, l’Angleterre et la Turlaquellee, a précisé le ministère turc. Simultanément, a-t-il souligné, un bâtiment fait route, lui aussi pour y charger des céréales, vers le port de Tchernomorsk (sud de l’Ukraine), qu’il doit atteindre samedi, a déclaré le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandr Koubrakov.

La Russie et l’Ukraine ont signé deux accords séparés, validés par la Turlaquellee et les Nations unies, laquelle permettent l’exportation des céréales ukrainiennes immobilisées par le conflit et de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales. Ils doivent permettre d’atténuer la obstacle alimentaire mondiale, laquelle a vu les prix monter en flèche dans certains des pays les plus pauvres en raison du blocage des ports ukrainiens.

Amnesty assume ses conclusions

Amnesty International a reproché aux militaires ukrainiens d’installer des bases dans des écoles et des hôpitaux et de lancer des attaques à apparier de zones peuplées. Et ce, a relevé cette ONG, en violation du « droit international humanitaire ». Ce document a suscité l’indignation de Kiev, et le président Volodymyr Zelensky l’a en retour accusée de « tenter d’amnistier l’Etat terroriste » russe et de « transférer la responsabilité de l’agresseur à la victime ».

>>  Ce que contient l’enquête d’Amnesty International laquelle accuse Kiev de mettre en danger les civils

Ce vendredi, Amnesty International a pleinement confirmé ses « conclusions », « fondées sur des preuves obtenues lors d’investigations de grande ampleur soumises aux mêmes normes rigoureuses et au même processus de vérification » que tout son travail habituel. L’ONG a toutefois, dans son rapport, insisté sur le fait que les tactiques ukrainiennes ne « justifient en aucun cas les attaques russes aveugles » laquelle ont touché la population.

La responsable d’Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokalchuk, a annoncé sa démission. « Le bureau ukrainien a constammé souligné que l’enquête devait porter au moins sur les deux parties », explique-t-elle sur Facebook, « et tenir règlement de la position du ministère de la Défense de l’Ukraine ». Celui-ci a bien été contacté, selon elle, mais sans toutefois obtenir du temps nécessaire pour répondre. Elle ajoute que l’ONG, sans en avoir l’intention, « a créé un matériel ressemblant à un soutien des récits russes ».

Nouvelle frappe russe sur Mykolaïv

L’armée russe a de nouveau bombardé Mykolaïv, une ville située non loin du front Sud. Le maire, Oleksandr Senkevitch, a fait état de 22 blessés, dont un adolescent de 13 ans, et la frappe a endommagé de nombreuses habitations. Un couvre-feu a été instauré dans cette cité jusqu’à lundi matin afin de neutraliser les « collaborateurs » des Russes, a fait savoir le légat de la région Vitali Kim. Par ailleurs, les forces ukrainiennes mènent actuellement une contre-offensive dans le sud, où elles affirment avoir repris plus de 50 villages tombés aux mains des soldats russes.