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L’ONU appelle la Pologne à accepter les migrants bloqués à la frontière avec la Biélorussie

Le pays a récemment annoncé qu’il allait ériger une « solide clôture » de barbelés à la frontière et y augmenter ses effectifs militaires pour empêcher les migrants de pénétrer sur son territoire.

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Publié le 24/08/2021 23:16

Temps de lecture : 1 min.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a appelé mardi 24 août la Pologne à accueillir un groupe de migrants bloqué à la frontière avec la Biélorussie depuis plus de deux semaines. Le HCR s’est dit « préoccupé par les informations alarmantes » concernant ces personnes et a appelé les autorités polonaises à leur « accorder l’accès au territoire, une assistance médicale immédiate, une aide juridique et un soutien psychologique », a déclaré Christine Goyer, la représentante du HCR en Pologne, dans un communiqué.

Il y environ quinze jours, une trentaine de migrants ont installé un campement de fortune à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, qui refuse de les laisser entrer sur son territoire. Les réfugiés sont surveillés d’une part par les garde-frontières biélorusses et de l’autre par les forces de l’ordre polonaises. Lundi, la Pologne a annoncé qu’elle allait ériger une « solide clôture » de barbelés, haute de 2,5 mètres, à la frontière et y augmenter ses effectifs militaires pour empêcher les migrants de pénétrer sur son territoire.

« Tous les États ont le droit de gérer leurs frontières conformément au droit international, mais à condition de respecter les droits de l’Homme, y compris le droit d’asile », a expliqué Christine Goyer, ajoutant que d’après la Convention de 1951 sur les réfugiés signée par la Pologne, « les demandeurs d’asile ne devraient jamais être pénalisés, même pour le franchissement irrégulier de la frontière ».

Des milliers de migrants – principalement originaires du Moyen-Orient – ont traversé ces derniers mois la frontière entre la Biélorussie et des pays membres de l’Union européenne (Lettonie, Lituanie et Pologne). Bruxelles estime que cet afflux est délibérément dirigé par le régime de Minsk en représailles contre les sanctions européennes. La Pologne, qui a fait savoir qu’elle n’autoriserait pas les migrants à entrer sur son territoire, qualifie cet afflux d' »attaque hybride » contre l’Union européenne de la part de la Biélorussie.

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