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le Parlement adopte une loi sur les médias accusée de menacer la liberté d’expression

La loi, dont le projet a déjà été critiqué par Washington, interdirait à un média polonais d’avoir un propriétaire non-européen. Des manifestants ont défilé à Varsovie mardi pour défendre la liberté de la presse.

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Publié le 11/08/2021 23:08

Temps de lecture : 1 min.

Le Parlement polonais a adopté mercredi 11 août une loi controversée sur les médias qui menace la liberté de la presse selon l’opposition et pourrait détériorer les relations avec les Etats-Unis. Son adoption succès pour le pouvoir conservateur, mais il gâché par l’échec d’autres votes qui fragilisent la majorité.

La loi, dont le projet a déjà été critiqué par Washington, interdirait à un média polonais d’avoir un propriétaire non-européen. Elle pourrait notamment forcer le groupe américain Discovery à vendre la majeure partie de sa participation dans le réseau de télévision privé polonais TVN, souvent critique envers le gouvernement conservateur.

Le texte est une loi importante pour le parti populiste Droit et justice (PiS) et son président Jarosław Kaczyński qui contrôle déjà la télévision publique TVP, devenue un média de propagande gouvernementale, ainsi qu’une grande partie de la presse régionale. La coalition au pouvoir dirigée par PiS est régulièrement accusée par l’Union européenne de faire reculer les libertés démocratiques dans le pays.

La décision du Parlement constitue « une attaque sans précédent contre la liberté d’expression et l’indépendance des médias », a déclaré mercredi soir la direction de TVN dans un communiqué. La loi doit encore être examinée par le Sénat et signée par le président. Mardi soir des milliers de personnes à travers la Pologne ont manifesté contre la loi sur les médias.

Le vote sur cette loi a eu lieu lors d’une session houleuse du Parlement qui s’est déroulée au lendemain de l’éclatement de la coalition au pouvoir. Elle a été provoquée par la démission, ordonnée par le Premier ministre Mateusz Morawiecki de son adjoint, Jarosław Gowin, chef d’un des trois partis de la coalition qui disposait de dix voix au Parlement.

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