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le Parlement adopte une loi sur les médias accusée de menacer la liberté d’expression

Des manifestants ont défilé à Varsovie mardi pour défendre la liberté de la presse.

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Publié le 11/08/2021 23:08

Mis à jour le 12/08/2021 14:12

Temps de lecture : 1 min.

Le Parlement polonais a adopté mercredi 11 août une loi controversée sur les médias qui menace la liberté de la presse, selon l’opposition, et pourrait détériorer les relations avec les Etats-Unis. Le texte, qui avait déjà été critiqué par Washington, interdirait à un média polonais d’avoir un propriétaire non européen.

Cette loi pourrait notamment forcer le groupe américain Discovery à vendre la majeure partie de sa participation dans le réseau de télévision privé polonais TVN, souvent critique envers le gouvernement conservateur. Le vote de cette loi a eu lieu lors d’une session houleuse du Parlement qui s’est déroulée au lendemain de l’éclatement de la coalition au pouvoir. 

Il s’agit d’une loi importante pour le parti populiste Droit et justice (PiS) et son président Jarosław Kaczyński, qui contrôle déjà la télévision publique TVP, devenue un média de propagande gouvernementale, ainsi qu’une grande partie de la presse régionale. La coalition au pouvoir dirigée par le PiS est régulièrement accusée par l’Union européenne de faire reculer les libertés démocratiques dans le pays.

La décision du Parlement constitue « une attaque sans précédent contre la liberté d’expression et l’indépendance des médias », a déclaré mercredi soir la direction de TVN dans un communiqué. La loi doit encore être examinée par le Sénat et signée par le président. Mardi soir, des milliers de personnes à travers la Pologne ont manifesté contre ce texte.

De son côté, la Commission européenne a dénoncé jeudi un « signal négatif » pour la liberté de la presse. « Nous avons besoin d’une loi sur la liberté des médias dans toute l’UE pour défendre la liberté des médias et soutenir l’Etat de droit », a affirmé la vice-présidente de l’exécutif bruxellois Vera Jourova sur Twitter. Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, estime également sur le réseau social que la mise en œuvre de cette loi « serait une attaque grave contre la liberté de la presse ».

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