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« J’attends que le gouvernement fasse preuve de tolérance, de souplesse », déclare Yves Veyrier de Force ouvrière

« J’attends que le gouvernement fasse preuve de tolérance, de souplesse dans les situations compliquées, pour que ce ne soit pas les salariés qui fassent les frais de cette campagne, parfois, de désinformation » sur la vaccination, déclare le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, dimanche 29 août sur franceinfo, alors que le pass sanitaire devient obligatoire pour les entreprises recevant du public lundi 30 août.

« Les situations les plus difficiles seront sans doute dans les très petites entreprises, notamment cafés, restaurants, où il y a moins de souplesse quand il y a un cas difficile, parce que la personne n’est pas encore vaccinée ou craint de se faire vacciner pour le moment. Dans ces petites entreprises, s’il y a un cas, ce sera plus difficile à résoudre », explique le syndicaliste.

Yves Veyrier craint « des situations inégales, aussi parce que tout le monde ne sait pas s’il fait partie du public visé. »

« Si vous êtes en cuisine dans un restaurant, est-ce que vous êtes soumis ou non au pass sanitaire alors que vous n’êtes pas en contact direct avec le public ? Il y a des situations particulières qui vont sans doute poser des problèmes. »

Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière

à franceinfo

Le secrétaire général de Force ouvrière espère néanmoins que le « coup de boost » de la vaccination de cet été « va sûrement limiter les situations compliquées » et rappelle que pour l’instant « le pass sanitaire n’est pas la vaccination obligatoire », et que « pour le moment les tests sont gratuits ».

Interrogé sur la décision de l’entreprise Cooperl de verser une prime aux salariés vaccinés, Yves Veyrier estime que « ce n’est pas un procédé satisfaisant parce qu’il y a une forme d’immixtion de l’entreprise sur un acte médical. Evidemment, ça peut paraître positif, mais ça pose un problème juridique, légal. La santé, c’est quelque chose qui concerne la personne avec son médecin. C’est pour ça que nous, nous appelons à ce qu’on mobilise la médecine du travail. »