AccueilÉconomie"Il y a une forme d'instrumentalisation de la crise", estime la FSU

« Il y a une forme d’instrumentalisation de la crise », estime la FSU

Benoît Teste, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire estime que le gouvernement « revenir à une orthodoxie libérale ». Or, selon lui  la crise sanitaire « a révélé notamment les besoins de protection collective ».

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Publié le 30/08/2021 23:26

Temps de lecture : 1 min.

L’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU appelle à une journée de mobilisation le 5 octobre pour la défense des salaires, des emplois, des conditions de travail et d’études. »Il y a une forme d’instrumentalisation de la crise », a affirmé lundi 30 août sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU).

Le syndicaliste dénonce le discours du gouvernement qui selon lui consiste à dire « on ne peut pas faire autrement et donc on va vous contraindre, on va remettre en cause le droit du travail, on va prévoir des suspensions sans traitement en cas de non-présentation du pass sanitaires ».

S’il concède qu’il y a eu « des choses contradictoires » pendant la crise comme « le chômage partiel », il estime qu’il y a « une volonté de revenir à une orthodoxie libérale ». Benoît Teste dénonce le retour du « dossier des retraites » : » Est-ce qu’aujourd’hui, faire des mesures d’âge, reculer encore l’âge de la retraite, baisser les pensions, c’est une demande sociale et un besoin de la société dans un temps où on a besoin au contraire de protections collectives ? » 

Benoît Teste pointe les services publics qui ont « montré une forme de fragilité » et qui sont « mis à mal par les politiques d’austérité ». Selon lui, il y a « plusieurs milliers de suppressions de postes dans l’Education nationale à cette rentrée » et regrette qu' »il n’y ait aucune prise de mesure de l’ampleur des besoins, de l’ampleur de la crise, de tout ce qu’elle a révélé ».

Les gens sont très en difficulté, contrairement à ce qu’on prétend aujourd’hui sur le fait que tout irait mieux et que l’économie repart.

La journée de mobilisation intersyndicale du 5 octobre intervient « à un moment charnière », ajoute le secrétaire général de la FSU. Avec la sortie de la crise sanitaire, il y a « le besoin d’une autre société, d’un autre modèle de société. Cette crise a révélé notamment les besoins de protection collective ». Face à cela, Benoît teste constate que le gouvernement affiche « une volonté de retour à la norme libérale, et continue à considérer que tout ce qui est protections collectives, ce sont des freins à l’activité ».

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