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Fils de pilote . Giuliano Alesi, ne comptez pas sur lui pour abandonner

L’anecdote en dit long sur Giuliano. En 2015, alors qu’il passe du karting à la monoplace, le fils de Jean Alesi se présente sur le circuit de Lédenon, pour sa toute première course. La pression sur les épaules du jeune homme de 16 ans est immense.

Fils de l’actrice japonaise Kumiko Gotō et de Jean Alesi, pilote de F1, il n’ignore pas tous les regards posés sur lui. Pour ses débuts, il ne va pas décevoir. Giuliano décroche la pole-position, la victoire et le meilleur tour en course. Le lendemain, il réédite le triplé, mais cette fois sous la pluie !

Un apprentissage difficile

Giuliano est rapide, mais doit encore tout prouver. A la fin de sa première saison, il est quatrième du classement avec trois victoires. En 2016, ça se complique, en GP3 Series, il marque un seul point et termine 22ème du championnat.

L’Avignonnais continue d’apprendre, et se ressaisit l’année suivante avec des podiums, une victoire et une cinquième place au championnat. Pour sa troisième année consécutive en GP3 Série, en 2018, il ne fera pas mieux.

La descente aux enfers

Trident, son écurie fait entrer Giuliano en Formule 2. Après un début de saison compliqué, Giuliano peine à accrocher les points. Les courses se suivent et se ressemblent. Alesi ne dispose pas d’une bonne voiture, tombe souvent en panne, roule peu, et ne peut donc progresser.

Le cercle vicieux est en marche. Les observateurs commencent à douter des capacités de Giuliano. Officiellement, le jeune pilote est toujours soutenu par la Ferrari Academy. Mais il faut réagir.

Jean vend sa F40

Courir en F2 coûte des sommes astronomiques. De l’aveux même de Jean Alesi “trouver des sponsors est quasiment mission impossible. Les pilotes courent avec l’argent de la famille ou de riches mécènes, ce qui limite ce sport aux privilégiés. Même moi qui ai fait carrière en F1 je ne peux financer la saison de mon fils”.

Finalement, Jean va vendre sa Ferrari F40, estimée à un million d’euros pour financer en partie l’ultime saison de F2 de son fils. “De toute façon j’étais trop vieux pour la conduire” dira Jean Alesi pour passer à un autre sujet.

La fin pour Giuliano ?

La seconde saison de F2 de Giuliano sera très loin des attentes. Engagé dans une nouvelle écurie allemande BWT HWA Racelab, il cumule les problèmes. Pannes, voiture en feu, matériel peu performant, il quitte l’équipe en cours de saison et termine dix-septième du championnat.

On lui indique poliment la sortie de la Ferrari Academy après une séance d’essai sur une Formule un comme cadeau de départ. Giuliano n’a plus de soutien, pas de sponsor, et par conséquent pas de volant pour 2021. Pire, la crise sanitaire mondiale ne lui permet pas d’envisager un retournement de situation.

Exil gagnant

Giuliano, qui dispose de la double nationalité franco-japonaise tente le tout pour le tout et part, seul au Japon tenter sa chance en Super Formula Lights. Cette formule monoplace, qu’on pourrait comparer à la F3 européenne, est assez relevée. Mais dès la seconde course, il décroche un volant en Super Formula, en remplacement d’un pilote ne pouvant voyager au Japon à cause du Covid.

Contre toute attente, alors qu’il n’a jamais conduit la voiture, Giuliano s’impose en Super Formula. Depuis, Alesi enchaîne les podiums et attire l’attention sur lui au Japon. Le verra t-on un jour en F1? Impossible à dire, mais sachez le, un Alesi ne lâche jamais rien.