AccueilÉconomieEric Dupond-Moretti promet l'arrivée de magistrats supplémentaires à Marseille

Eric Dupond-Moretti promet l’arrivée de magistrats supplémentaires à Marseille

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a assuré mardi 24 août qu’il répondrait « favorablement » aux demandes de magistrats supplémentaires à Marseille, endeuillée par plusieurs règlements de comptes qui ont poussé élus et professionnels à réclamer davantage de moyens, notamment pour la justice. « La Chancellerie est très attentive à la situation de Marseille, vous l’imaginez, comme d’ailleurs le ministère de l’Intérieur qui a promis un renforcement en termes de policiers, mais nous aussi, nous sommes au rendez-vous de cela », a déclaré le garde des Sceaux à la presse, en marge d’une visite consacrée à la réforme de la justice pénale des mineurs.

Depuis un an, 62 personnels, hors magistrats, sont arrivés dans la juridiction de Marseille, et onze magistrats ont été recrutés, dont les derniers doivent prendre leur poste au 1er septembre, a rappelé le ministre. « Mais bien sûr, ça n’est jamais suffisant, et, bien sûr, il n’y a pas de recette miracle », a poursuivi Eric Dupond-Moretti. « Nous le savons, la justice a besoin de moyens, et je suis aussi extrêmement attentif à ce que les chefs de juridiction qui sont ici à mes côtés ont fait remonter aux chefs de cour : ils souhaitent encore des magistrats supplémentaires et c’est favorablement que je répondrai dans les jours qui viennent à ces demandes parce qu’elles sont légitimes et nécessaires. »

Rappelant qu’il avait demandé dès mars un audit à l’Inspection générale de la justice sur la situation marseillaise « pour essayer de la régler au mieux et le plus efficacement possible », le ministre a promis qu’il ferait « tout » pour que les besoins spécifiques de Marseille soient « satisfaits » : « C’est une préoccupation majeure ».

Interrogé lundi sur BFMTV, le maire socialiste de la deuxième ville de France Benoît Payan avait estimé que Marseille manquait encore de policiers, mais aussi appelé à une « approche globale » de la question dans une des villes les plus pauvres de France, minée par des problèmes de mal-logement et d’écoles en mauvais état: « Il faut aussi donner des moyens à la justice, à l’Education nationale », avait-il plaidé.